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De la fourche à la fourchette

Publié le 31 janvier 2017


De jeunes allocataires du RSA au MIN de Lomme.

Une formation innovante et expérimentale dans le domaine de l’agro-alimentaire a fait son apparition en fin d’année 2016 sur le marché des formations. Destinée à de jeunes allocataires du RSA en recherche d’emploi, elle a fait ses premiers pas au Marché d'intérêt national (MIN) de Lomme, en décembre dernier.

Le 14 décembre dernier, une dizaine de jeunes circulaient dans les allées du plus grand "marché de gros" du Nord de la France à la recherche de leur voie.

Au Marché d'intérêt national de Lomme, ils ont trouvé quelques réponses à leurs questions... dans le palais ! Melons du Sénégal, litchies de la Réunion, ananas du Bénin, les pépites gustatives du marché n'ont désormais plus de secrets pour eux. Mickaël, jeune allocataire du Revenu de Solidarité Active est séduit par la relation client du métier de grossiste. Elodie, elle, est attirée par


La qualité des produits et les possibilités d'évolution dans les métiers de l'agro-alimentaire.

Ces jeunes bénéficient de la formation "De la fourche à la fourchette" qui constitue un vrai tremplin pour leur recherche d'emploi. Mise en place par plusieurs partenaires du Département (CFPPA, MIN de Lomme, Pôle Emploi, Région Hauts-de-France), cette formation vise à faire découvrir le panel des métiers allant de la production agricole (fourche) à ceux de la distribution et de la restauration (fourchette).

Il y a de vrais besoins, notamment dans les métiers du froid et de la logistique

explique Isabelle Cambier, directrice adjointe du MIN.

Nous sommes régulièrement sollicités par les employeurs des métiers de la bouche qui ont du mal à recruter, afin de mettre en place ce nouveau type de formation

précise Bertrand Busch, directeur du Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole des Flandres.

L'objectif de cette formation n'est pas de qualifier mais d'éveiller la curiosité des jeunes sur la cinquantaine de métiers de l'agro-alimentaire pour qu'ils se disent : pourquoi pas moi ? Cela permet de valider un engouement et le taux d'insertion sera certainement beaucoup plus élevé après la formation

ajoute Marion Cornete, formatrice au CFPPA.