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En Flandres, cap sur l'approvisionnement local

Publié le 27 juin 2016 | Innovation territoires


Patrick Valois en discussion sur le stand Norabio, une coopérative de producteurs bio du Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Consommer des produits locaux, ça vaut le coup ! C'est le bilan des rencontres de l'approvisionnement local dans les Flandres. Patrick Valois, à Méteren le 21 juin, le vice-président départemental chargé de la Ruralité, était présent.

Pommes de terre, viande de porc, volaille, jus de pomme, rhubarbe, fraises et bien d’autres produits… Les producteurs flamands ont transformé la salle des fêtes de Méteren en salon de l’agriculture locale.

Après Bergues le 14 juin, les rencontres de l’approvisionnement local se sont de nouveau arrêtées en Flandre. Une quinzaine de stands ont démontré le potentiel de consommation de produits locaux.

La journée a permis de nouer des contacts entre les producteurs et les acheteurs de restauration collective dans les Flandres. 

L’approvisionnement local est une priorité du Département, a rappelé Patrick Valois :

Nous voulons impliquer les 202 collèges publics, mais aussi les établissements pour personnes âgées et les autres établissements départementaux. Cela représente 125 000 repas par jour.

Pour Olivier Adriansen, cultivateur de pommes de terre à Brouckerque,

l’aspect humain est très important, nous rencontrons les personnes avec qui nous travaillons.

 

 

Le vrai prix du "manger local"

 

Plusieurs chefs de restauration scolaire ont partagé leur expérience.

J’ai commencé à travailler plus local en 2011 avec un boulanger, puis avec des producteurs de viande et de fruits. Aujourd’hui, 50% de ce que nous servons est produit localement. C’est valorisant pour tout le monde : les élèves voient que les aliments sont produits à côté et nous pouvons rencontrer le producteur

témoigne Grégory Deschodt, chef cuisinier du collège Robert Le Frison à Cassel. 

 

Rencontre approvisionnement local à Méteren le 21 juin

 

Échanger est aussi l’occasion de battre en brèche les idées reçues sur le coût des produits locaux.

Notre porc va être un peu plus cher mais il tient mieux la cuisson qu’un porc industriel et donne plus à manger

explique Damien Carton, éleveur de porcs et membre de l’Association des éleveurs des plaines et des beffrois.

Le surcoût de la viande est d'ailleurs souvent compensé par les légumes produits localement dont le prix est inférieur à celui des légumes produits ailleurs.

La dynamique d’approvisionnement local est un marqueur d’identité des territoires : la pomme de terre et le lin à grains en Flandres, le maroilles dans l’Avesnois…

souligne Patrick Valois.

Il a conforté les producteurs présents dans l’avenir de l’approvisionnement local en annonçant que les lycées situés dans le Nord allaient rejoindre le dispositif grâce à l'implication de la Région Hauts-de-France. Soit un marché potentiel de 55 000 repas par jour.

 


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