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"L'approvisionnement local, c'est un défi"

Publié le 24 décembre 2015 | Innovation territoires


Mardi 22 décembre, Patrick Valois, vice-président en charge de la Ruralité, a visité la coopérative du marché de Phalempin, accompagné de Jean-Luc Detavernier, vice-président du Conseil départemental et président de la Communauté de communes de Pévèle-Carembault.

Créé en 1993, le marché de Phalempin est d'abord une coopérative endivière : l'endive (27 000 tonnes par an) représente 75 % de son activité. On y trouve aussi des poireaux, des navets, des carottes, des salades, des oignons, des choux-fleurs, etc, la palette complète des légumes frais, ainsi que des fraises (800 tonnes par an).

200 producteurs, essentiellement des Weppes et de la Pévèle, y sont adhérents, ce qui représente environ 1 500 emplois. Le chiffre d'affaires annuel du marché de Phalempin est de 40 millions d'euros, ce qu'a rappelé son directeur, Laurent Bouchart, en soulignant :

Tous nos producteurs sont rémunérés à la qualité.

 

Thierry Lazaro, Laurent Bouchart, Marie-Hélène Quatreboeufs-Niklikowski, Marie Cieters, Patrick Valois, Jean-Luc Detavernier. Photo : C. Bonamis

 

Au terme de sa visite, Patrick Valois a rappelé que le Conseil départemental du Nord a adopté, à l'unanimité, lors de la séance plénière du 17 décembre 2015, la délibération-cadre visant à développer l'approvisionnement local dans la restauration collective.

 

 

"Il faut que la profession agricole s'organise"

 

Collèges (175 demi-pensions), établissements pour personnes âgées (352) ou pour personnes en situation de handicap (176), structures diverses (200),

cela représente 120 000 repas par jour. Si le Département travaille avec la Région pour les lycées et avec les communes pour les restaurants des écoles, on peut imaginer un effet de levier qui nous amène à 200 000 ou 300 000 repas par jour. Ce n'est pas neutre pour la filière agricole dans le Nord

a expliqué Patrick Valois.

Diverses expériences ont été menées ces dernières années dans les collèges du Nord : 18 établissements se sont mobilisés et ont obtenu des résultats intéressants, soit 28 % de leur approvisionnement réalisés en produits locaux (dont 12 % en produits bio).

La difficulté de l'exercice, c'est de monter en puissance. On vise 100 % d'approvisionnement local, même si on sait que c'est irréalisable. Mais en face, il faut que la profession agricole s'organise

a indiqué Patrick Valois, ajoutant que

légumes, viande, produits laitiers, aucune filière ne doit être oubliée. L'approvisionnement local, c'est continu sur l'année, ça va de l'entrée au dessert en passant par le pain : c'est un défi.

 

À noter qu'ont également participé à cette visite Thierry Lazaro, député-maire de Phalempin, Marie Cieters, conseillère départementale du canton d'Annoeullin et Marie-Hélène Quatreboeufs-Niklikowski, conseillère départementale du canton d'Orchies.

 


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