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Une soixantaine de collégiens sur les traces de la Grande Guerre

Publié le 02 novembre 2015 - Mis à jour 24 novembre 2015 | Ambition jeunesse


les collégiens des conseils départementaux en visite au cimetière de Thiepval dans la Somme

Depuis 2014, une soixantaine de collégiens issus des Conseils départementaux de jeunes (CDJ) du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise se retrouvent pour des journées de découverte et de réflexion sur la Première Guerre mondiale. Après le Nord en octobre 2014 et le Pas-de-Calais en mai 2015, ils étaient dans la Somme du 19 au 21 octobre derniers.

Hugo Hakem, Mélina Questroy et Édouard Nancel sont élèves de troisième. Ils viennent respectivement de la Somme, du Nord et de l'Oise. Giorgio Deroubaix est élève de quatrième et vient du Pas-de-Calais. Tous faisaient partie de la délégation de collégiens invités à partir sur les traces de la Grande Guerre dans la Somme.


Avez-vous participé aux précédents déplacements des CDJ sur les traces de 14-18 ?


Hugo Hakem: Pour moi c'est la première fois, et même si j'habite dans le coin, cela me permet de mieux connaître mon département.

Edouard Nancel: J'avais participé au déplacement organisé dans le Nord. La composition de la délégation change à chaque fois mais je retrouve quand même ici des copains que je m'étais fait lors de ma première participation.

 

Qu'est-ce qui vous a donné envie de participer ?


Mélina Questroy :
 La Première Guerre mondiale est au programme de troisième, je voulais donc approfondir mes connaissances sur le sujet.

Giorgio Deroubaix : J'ai eu envie de participer parce que le sujet m'intéresse et parce que c'est aussi une manière pour moi d'honorer ceux qui nous ont sauvé. J'espère que mieux connaître la Grande Guerre permettra à ma génération d'éviter de refaire les erreurs du passé.


Des jeunes du CDJ découvrent le mémorial de Thiepval dans la Somme.

Les jeunes du CDJ ont visité le mémorial de Thiepval.
Photo : E. Watteau 


Qu'avez-vous appris sur la Première Guerre mondiale lors de ce déplacement dans la Somme ?


Hugo Hakem: J'ai été surpris de découvrir l'existence d'un véritable artisanat des tranchées.

Mélina Questroy : Je ne savais pas que les armes avaient tant évolué au cours même de la guerre, et je ne pensais pas qu'il y avait des téléphones dans les postes de commandement.

Édouard Nancel : J'ai mieux compris qui étaient les ennemis des Français, et qui étaient leurs alliés dans ce conflit.

Giorgio Deroubaix : J'avais déjà visité des cimetières de 14-18 quand j'étais en sixième, mais jamais de musée sur ce thème. J'ai découvert les équipements des soldats, et comment ils vivaient dans les tranchées.


Avez-vous été choqués par certaines choses ?


Tous: Les photos des gueules cassées au Musée des abris à Albert sont terribles, ça fait vraiment bizarre de voir le visage de ces soldats avant et après.

 

Que retiendrez-vous de ce déplacement ?

 

Édouard Nancel : Ces journées de visites et de réflexion sur la Grande Guerre nous permettent d'approfondir les cours et de manière plus génarale, elles nous donnent l'occasion d'enrichir notre culture. On pourra raconter à nos familles et transmettre la mémoire de tous ces soldats qui se sont battus pour nous.

 


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