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"Etre parent, c'est un échange de tous les jours"

Publié le 09 février 2015 | Engagement solidarité


Atelier parentalité selon la méthode faber-mazlish à Denain  Photo : C. Bonamis

A l'UTPAS de Denain-Bouchain, Graziella, Mariane et Sandrine ont suivi l’année dernière l’atelier parentalité fondé sur la méthode Faber-Malzish

Pratique

UTPAS Denain-Bouhcain

03 59 73 26 00


Graziella : J’ai deux ados, de 21 et 15 ans. C’est un bon atelier, parce qu’on se remet en question… Ça me servira pour mes petits enfants !


Mariane : On apprend à communiquer avec les enfants, à connaître leurs sentiments.

 

Sandrine : Souvent, l’adulte veut que l’enfant réponde à ses besoins… Avec l’atelier, on est obligé de se mettre à son niveau. On l’écoute, et il sort ses émotions…. J’étais dans une relation stéréotypée avec ma fille, je lui disais souvent : tu es un garçon manqué ! Maintenant je ne le dis plus, et elle est en train d’évoluer…

 

Mariane : Etre parent, c’est difficile, c’est le plus dur métier du monde. C’est un combat de tous les jours ! Non, c’est un échange de tous les jours !

 

"On apprend à décharger notre colère,

à crier dans le vide"

 

Sandrine : L’atelier nous aide à adopter un mode de fonctionnement différent. Par exemple, si ma fille faisait une crise dans un magasin, ce qui me perturbait, c’était le regard des autres… Maintenant on ne s’occupe pas des autres, la crise se résout parce qu’on est rien qu’à nous deux. J’avais beaucoup de mal à écouter. Maintenant je suis plus sereine, y compris dans mon métier, parce j’apprends à écouter.

 

Graziella : Chez les ados, il y a des têtes brûlées.  Alors parfois, on baisse les bras. J’avais des difficultés avec mon second. Maintenant il m’écoute un peu plus. L’atelier m’a rendu plus calme, je m’énerve moins… On nous apprend à décharger notre colère, à crier dans le vide, par exemple, pour ne pas faire subir à notre enfant ce qu’on ressent.

 

Sandrine : Le fait de se retrouver en groupe, c’est super. Tout seul, on se dit parfois : quelle corvée, que c’est dur d’être parent ! Avec l’atelier, on se rend compte que même les formatrices ont des soucis avec leurs enfants. C’est chaleureux. On n’est pas jugé…

 

"Si on ne fait pas attention,

ça peut vite partir en vrille"

 

 

Mariane : J’ai un garçon de 11 ans, il a bon caractère, mais il y a eu quelques problèmes de comportement à l’école. On lui a collé une étiquette jusqu’en CM2 ! Et puis, au collège, il a changé, il est plus calme… Je crois que c’est lié à l’atelier. Le dialogue passe mieux. Je lui fais confiance. Tous les deux, on a changé.

 

Sandrine : Ma fille me fatiguait beaucoup, je vivais une séparation difficile, j’étais à la limite de l’explosion... Maintenant, on est plus dans l’écoute et la communication… Elle se scarifiait : pourquoi tu as fait ça, ma chérie ? lui ai-je demandé. Elle a arrêté depuis, mais elle m’a expliqué que c’était un moyen d’intégrer le “groupe des filles” dans son collège…  Si on ne fait pas attention, ça peut vite partir en vrille. Un enfant a besoin d’un cadre, mais d’un cadre partagé. Avant, j’étais la “reine des punitions”. Maintenant la punition est remplacé par la sanction, que l’enfant doit comprendre…

 

De droite à gauche : Sandrine, Mariane, Graziella, et Jacqueline Camberlin, travailleuse sociale à l'UTPAS de Denain-Bouchain, animatrice de l'atelier parentalité fondé sur la méthode Faber-Mazlish et maman elle-même (photo : C. Bonamis)


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