Version imprimable - Nouvelle fenêtre

Microcrédit : pour faire grandir les projets

Publié le 03 février 2015 | Engagement solidarité


Laetitia Tacka a bénéficié d'un microcrédit pour ouvrir un salon de coiffure. Photo : P. Houzé

Lors du vote du budget 2015, le Conseil général a adopté à l'unanimité la mise en place d'un dispositif de microcrédit, pour favoriser la création d'entreprise par les publics en difficulté.

Les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) ont aussi des projets de création d'entreprise et des qualités pour les développer. Mais il y a un manque dans le dispositif d'accompagnement des plus modestes pour la création d'entreprise : celui d'un capital de départ, qui peut s'avérer déterminant pour décrocher un prêt bancaire, et nécessaire pour donner confiance aux créateurs eux-mêmes

a expliqué Martine Filleul, 1re  vice-présidente en charge de l'Aménagement du territoire, du Développement économique et développment rural.

Martine Filleul a donc proposé l'expérimentation en 2015 et 2016 d'une prime à la création d'entreprise dans les quartiers "politique de la ville".

Le public concerné est celui des allocataires du RSA, des jeunes de moins de 26 ans, des demandeurs d'emploi de longue durée.

Un appel à projet sera lancé sous forme de concours. Une trentaine de projets bénéficieront d'une prime exceptionnelle.

Une évaluation de cette expérimentation sera effectuée avant une éventuelle généralisation à l'ensemble du département.

 

Une nouvelle "boîte à outils"

 

Par ailleurs, le Conseil général a adopté quatre dispositifs, constituant une "boîte à outils" à l'intention des créateurs d'entreprise :

  • Des prêts d'honneur : des prêts à taux zéro pourront être octroyés à des porteurs de projet (et non aux entreprises), via les plateformes d'initiatives locales.
     
  • Des microcrédits aux conditions du prêt bancaire : pour les personnes exclues du système bancaire, l'ADIE délivre des prêts solidaires. Le taux pratiqué (7%) étant plus élevé qu'un prêt bancaire classique, le Département pourra prendre à sa charge une partie de ce taux d'intérêt.
     
  • La sécurisation financière : le créateur d'entreprise pourra bénéficier, via Nord Actif, d'une garantie de prêt pouvant aller juqu'à 80% sans devoir apporter sa caution personnelle.
 
Laëtitia Tacka (ci-dessus) a bénéficié d'un microcrédit par l'intermédiaire de l'ADIE et a pu ouvrir son salon de coiffure, Aphrodite, à Prouvy (Photo : P. Houzé)