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Le collège Jéhan-Froissart mobilisé contre le gaspillage

Publié le 04 novembre 2013 | Ambition jeunesse


Sarah Toia, professeur de SVT, Vincent Vandeput, chef de cuisine, et William Saudoyer, agent de maîtrise, ont activement œuvré pour l'obtention du label éco-école.

Le collège Jehan-Froissart à Quiévrechain a reçu le label éco-école de l’office français de la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe. Sarah Toia, professeur de SVT, et Vincent Vandeput, chef de cuisine, nous expliquent ce qui a motivé leur démarche.

Comment est venue l’idée de demander ce label ?

Sarah Toia :
La démarche a été engagée au sein de l’établissement – qui est un établissement Haute qualité environnementale – par notre collègue professeur documentaliste, qui a quitté le collège en juillet 2011. Nous avons donc repris le flambeau. Nous avons mis en place un comité de suivi et avons choisi de travailler sur le thème des déchets, alimentaires et papier.

Vincent Vandeput :
Chaque semaine, nous produisions entre 10 et 14 poubelles de déchets. Nous nous sommes dits qu’il y avait quelque chose à faire, que nous pouvions réduire la quantité et le poids des déchets.

 

Comment vous vous y êtes pris ?

Sarah Toia :
A l’exception des élèves des classes éco-citoyennes (une classe de 6e et une classe de 5e), il n’y avait pas de sensibilisation à la problématique des déchets, pas de tri au réfectoire, pas de compostage. De plus, il était difficile de différencier les poubelles pour les produits recyclables et non-recyclables. Nous avons donc proposé un plan d’actions.

Vincent Vandeput :
Au niveau de la demi-pension, j’ai installé un grand vase avec le pain jeté chaque jour, pour permettre aux élèves de voir la quantité gaspillée. Des tartines complètes, des pains entiers partaient à la poubelle. Nous avons réussi à réduire de moitié : nous achetions 24 pains, aujourd’hui nous n’en achetons plus que 12.
Et puis les déchets sont triés : il y a ce qui est jeté, les boîtes de conserves qui sont récupérées par une association locale et ce qui est compostable, qui part en composteur. Nous disposons de 5 bacs à compost dans l’établissement et un maître composteur est venu nous enseigner les bonnes pratiques.

Sarah Toia :
Le compost est utilisé sur les plantations et les arbres fruitiers qui se trouvent dans la cour du collège. Je m’en sers aussi en cours de SVT pour parler de la formation du sol, qui est au programme en 6e.

 

Les élèves ont-ils été impliqués ?

Sarah Toia :
Nous leur avons proposé de participer à un concours de logos. Ils devaient concevoir un logo pour les poubelles accueillant les déchets recyclables et un logo pour les poubelles accueillant les déchets non-recyclables. Des autocollants ont été réalisés avec ces logos et apposés sur les différentes poubelles.
A leur attention, nous organisons également chaque année une semaine anti-gaspi, avec une exposition et la projection d’un film suivie d’un questionnaire.

Vincent Vandeput :
A la demi-pension, nous avons créé une équipe d’ambassadeurs du tri. Il s’agit d’élèves qui passent en priorité au self et qui ensuite restent pour aider leurs camarades à bien trier leur plateau.


Une cérémonie réunissant tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin au projet aura lieu au collège, le vendredi 15 novembre à 15 h 30.


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