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"Les Archives les plus modernes de France" 

Publié le 27 décembre 2018 | Découvrir le Nord

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Le 1er septembre 1960 à Lille, le nouveau bâtiment des Archives départementales du Nord s’ouvrait au public. Un bijou d’innovations… pour l’époque.

Après deux ans de travaux, pour un coût de 391 millions d’anciens francs, les architectes Albert Fauchille et Maurice Vantyghem livrent au public un ensemble de deux bâtiments constituant les nouvelles Archives départementales du Nord. Elles ouvrent leurs portes, rue Saint-Bernard à Lille, le 1er septembre 1960, à 9 h.

Mais c’est au travers de l’inauguration, en grande pompe, le 4 avril 1961, que la France entière découvre "les Archives les plus modernes de France".

 Éclairer l’esprit

Les limousines – des Citroën DS noires – sont stationnées le long du trottoir. La façade des nouvelles Archives départementales est pavoisée de drapeaux tricolores. Le romancier André Chamson, de l’Académie française, va couper le ruban en compagnie d’une foule de personnalités dont Robert Hirsch, Préfet, et Augustin Laurent, Président du Conseil général et maire de Lille. Ils sont accueillis par M. Pietresson de Saint-Aubin, conservateur en chef. 

Journaliste couvrant l’événement pour La Voix du Nord, Brigitte Malou écrit :

Le bâtiment des Archives départementales ressemble à une merveilleuse maison de verre où tout est conçu pour mieux éclairer l’esprit.

 Depuis 1844

Débutée au printemps 1958, la construction des nouvelles Archives départementales s’est achevée en 1960. Le bâtiment a été édifié sur un terrain appartenant au Département du Nord, qui faisait partie du parc de l’ancienne clinique d’Esquermes.

Avant le bâtiment de la rue Saint-Bernard, les Archives étaient logées depuis 1844 rue du Pont-Neuf, dans une demeure esthétique mais impropre à la conservation des documents. Par la suite, plusieurs annexes ont été créées, au 74 rue Jacquemars-Giélée et dans une ancienne malterie, rue Kulhmann, toujours à Lille.

Le transfert des archives rue Saint-Bernard a nécessité 80 voyages soit l’équivalent de 185 camions de déménagement  !

Plus de 400 00 documents préservés
dans 35 km de rayons

Mais revenons rue Saint-Bernard...

Doté d’une armature de béton sur sept étages, le bâtiment principal qui préserve sur 35 km de rayons métalliques, plus de 400  000 documents, mesure 63 m. de long, 13 m. de large et 22 m. de haut. 

La presse souligne les efforts réalisés pour préserver les archives d’un éventuel incendie : une alarme, des extincteurs partout, des portes coupe-feu automatiques, et il est même interdit de fumer dans les locaux !

Pour optimiser la qualité de conservation des documents historiques, les façades ont été dotées de grandes baies vitrées avec du verre de Compiègne, de triple épaisseur, formant une barrière contre les rayons ultraviolets. 

De dimensions bien plus modestes, le second bâtiment accueille le public, la salle de lecture, des salles de conférences et d’expositions et un laboratoire de "microphotographie".

Pas de doute, selon le préfet Robert Hirsch, 

Pour le Nord, ce dépôt est à la mesure de son passé comme de son avenir. 

En 2013, le bâtiment principal s’est vu accoler un magasin ultra-moderne pour la conservation des documents. Mais ceci est une autre histoire !