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Flandre : la nouvelle jeunesse d'un pont centenaire

Publié le 25 juillet 2018 | Voirie Mobilité

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Le Département du Nord est responsable de l'entretien de 1300 ouvrages d'art sur l'ensemble de ses routes départementales. Certains ponts chargés d'histoire, comme le pont Saint-Georges à Coudekerque-Branche, font l'objet d'un traitement adapté... et spectaculaire !

Info pratique

Pendant les travaux, qui s'achèveront en avril 2019, la circulation routière sur le pont Saint-Georges à Coudekerque-Branche s'éffectue sur une seule voie. La navigation sur le canal de Bergues est réduite et une signalisation fluviale adaptée a été mise en place.

Le saviez-vous ?

En moyenne, en conditions normales, les ponts sont étudiés et construits pour une durée d'exploitation de 100 ans !

Le pont Saint-Georges enjambe le canal de Bergues à Coudekerque-Branche depuis 1927. Un modèle pour l'époque, dont l'ingénierie peut être rapprochée de celle de la Tour Eiffel.

Après près plus de 90 ans de bons et loyaux services, cet ouvrage d'art commençait à ressentir le poids des ans. La corrosion avait eu raison de la peinture protectrice et commençait à abîmer en plusieurs endroits la structure métallique. 

3 000 rivets à changer

La réhabilitation était économiquement moins coûteuse, et les études nous ont montré qu'il était nécessaire de changer près de 3 000 rivets. C'est un savoir-faire spécifique que peu de sociétés ont encore aujourd'hui

note Frédéric Elisabeth, Responsable du sevice départemental Ouvrages d'art. Trois acteurs précisément maîtrisent encore cette technique ancienne. En l'occurence, c'est la société lilloise Dumanois qui est aux commandes depuis le début de l'été, au sein du groupemement d'entreprises qui a remporté le marché.

Pont Saint-George Coudekerque

Les plaques métalliques sont préperçées, puis chaque rivet est chauffé à 1000°C avant d'être introduit dans le trou correspondant

détaille Frédéric Elisabeth. Un marteau piqueur permet d'enfoncer le rivet et de lui donner sa forme arrondie définitive. En refroidissant, le rivet chauffé à blanc se durcit, assurant ainsi la solidité de l'édifice.

Des chantiers exceptionnels

Ce chantier aura nécéssité un investissement total de 2 millions d'euros, entièrement financés par le Département du Nord. Ces travaux, prévus pour s'achever en avril 2019, permettront d'exploiter ce pont pour encore 30 ou 40 ans. 

Le territoire départemental compte encore près de 80 ponts métalliques, dont une moitié sont rivetés. Le dernier chantier similaire a permis de rénover le pont de Furnes en 2017. Le prochain, dans le Cambrésis, devrait permettre de rénover d'ici 5 ans un pont qui enjambe l'Escaut à Les Rues-des-Vignes, à quelques centaines de mètres de l'abbaye de Vaucelles.