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Parole d'élu.e : Doriane Bécue

Solidarités

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Doriane Bécue, vice-présidente en charge de l'Insertion et du Retour à l'emploi, fait un bilan de la politique menée par le Département pour favoriser le retour à l'emploi des allocataires du RSA et présente de nouvelles mesures pour lever les freins à l'embauche.


Transcription textuelle :

[Musique]  

[Journaliste] Qu’est-ce qui a changé depuis 2015 ?

[Doriane Bécue, Vice-présidente chargée de l’Insertion et du Retour à l’emploi] Auparavant, le Département accompagnait principalement les allocataires RSA sur le côté social, ça veut dire les problématiques logement, les problématiques santé et on a demandé à tous les partenaires que l'on finance, à nos équipes aussi, nos travailleurs sociaux de mobiliser cet accompagnement vers l'insertion professionnelle.

La clé, c'est quand même de retrouver un travail et permettre aux gens d'avoir un salaire pour pouvoir payer tout simplement vos factures, comme vous et moi, le loyer, la nourriture, les loisirs, la cantine des enfants. Et donc, pour cela, on met vraiment l'accent sur le retour à l'emploi des allocataires RSA.  

[Musique]  

[Journaliste] Et ça marche ?

[Doriane Bécue] Depuis trois ans, c'est 10 900 personnes qui ont retrouvé le chemin de l'emploi. C'est 10 900 Nordistes qui sont sortis de la précarité. Ce virage a été pris, et ça fonctionne et je tiens à remercier toutes les équipes qui travaillent autour du retour à l'emploi.  

[Musique]  

[Journaliste] Comment aller plus loin ?

[Doriane Bécue] C'est le coup de pouce sur le retour à l'emploi parce que ce que j'entends souvent des gens qui accompagnent les allocataires RSA, c'est que vous touchez 600 euros, pas moins de 600 euros par rapport au RSA, demain vous retrouvez un travail, il faut payer la nourrice de votre enfant, il faut peut-être louer le scooter quand on n’a pas forcément de permis. Du coup le retour à l'emploi engendre aussi des frais, les premiers frais. Et c'est parfois compliqué d'avancer ces frais là pour les personnes. Donc le Département, de manière très réactive, en moins de 48 heures, pourra mobiliser 150 euros pour les frais liés au mode de garde, 150 euros pour les frais liés à la mobilité. C'est du concret, c'est de la réactivité parce que c'est important qu'on accompagne correctement les gens.  

[Musique]  

[Journaliste] Des mesures particulières pour les jeunes ?

[Doriane Bécue] Un quart du public RSA sur le département du Nord a moins de 30 ans. C'est énorme et on a beaucoup plus d'ambition pour notre jeunesse et on souhaite que pour les allocataires de moins de 30 ans, l'accompagnement soit extrêmement renforcé.  

Et pour ça, on va ouvrir le nombre de partenaires qui pourront travailler avec ce public-là. Ça veut dire que, demain, on va s'autoriser aussi à travailler, certes, avec les partenaires associatifs, les partenaires publics, mais également les partenaires privés. Par exemple, une boîte d'intérim demain pourra accompagner les allocataires RSA de moins de 30 ans et les positionner sur leur offre. C'est notre job, en tant qu'élu, de mener des politiques pour permettre le retour à l'emploi des allocataires RSA. Même si c'est compliqué, on doit travailler, peut-être de manière plus renforcée que pour d'autres personnes, mais leur permettre de retrouver un travail.  

[Musique]