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Les pavés de Paris-Roubaix se refont une beauté

Publié le 16 mars 2018 | Voirie Mobilité

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A trois semaines de Paris-Roubaix, les services de la voirie départementale procèdent à la réfection de six tronçons pavés dans le Douaisis et le Valenciennois.

Les ouvriers les appellent « les têtes de mort » pour leur forme conique. Les pavés, qui ont fait et font toujours la légende de l’Enfer du Nord, sont actuellement l’objet de toute l’attention des services de la voirie départementale.

Entre Sars-et-Rosières et Quérénaing, en passant par Tilloy-lez-Marchiennes et Wandignies-Hamage, ils sont dans un tel état que même les funambules de la route ne pourraient y tracer leur chemin. Trop dangereux. Car on est loin du simple nid-de-poule.

 

Rendre la route compatible avec le passage de la course

 

Le but est de reprendre les zones de pavage très déformées, incompatibles avec le passage de la course. Au total, sur six tronçons, il y a environ 250 à 300 m2 à refaire complètement,

estime David Platel, responsable de l’Agence routière de Pévèle-Hainaut du Département du Nord.

Quatre à cinq ouvriers s’attèlent à une tâche fastidieuse mais indispensable. D’autant qu’il s’agit aussi d’une course contre-la-montre. La Reine des classiques a lieu dans trois semaines et la météo ne s'annonce pas très clémente.

 

Ce qui est compliqué sur ces axes, c’est qu’il n’y a pas de structure de chaussée. Les pavés sont directement posés à même le sol, sur du sable et du limon argileux. Avec le ruissellement et le trafic agricole, des parties de chaussée se sont effondrées,

reprend David Platel.

 

8 à 10 mètres par jour

 

Il faut donc enlever les pavés, décaisser la chaussée, couler une couche de béton puis reposer les pavés un à un. Sur les côtés, des longrines, ces poutres de béton posées dans l’axe de la chaussée et qui en stabilisent la voûte, doivent également être refaites.

 

Bétonnière pavage Paris-Roubaix.Photo.D.Lampla

 La repose des pavés se fait sur une petite couche de béton. Photo : Dominique Lampla.

 

Certains agents ont appris ces techniques sur le tas. Les anciens ont aussi montré les gestes aux plus jeunes. 

précise M. Platel.

 

Nous progressons à raison de 8 à 10 mètres par jour. Celà nous change de ce que l'on fait habituellement, et c'est valorisant,

relève l'un d'eux.

Et ce n’est pas fini :

 

Nous nous concentrons actuellement sur les parties les plus abîmées. Mais il faudra revenir sur le secteur après Paris-Roubaix. En effet, certains passages pavés verront également passer les coureurs du Tour de France, le 15 juillet prochain lors de l'étape qui arrivera à Roubaix.

 

L'entretien de ces pavés représente un coût de 45 000 euros, entièrement prise en charge par le Département.