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Approvisionnement local : des emplois au menu

Publié le 24 janvier 2018 | Solidarité entre les territoires

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L’approvisionnement local se développe à vitesse grand V dans le Nord depuis 2015. Vertueux, il permet de réduire les distances entre les producteurs et les consommateurs et de créer du lien. Il constitue aussi une source d’activité supplémentaire pour le monde agricole.

Installés depuis un peu plus d’un an à la ferme de la Défière, à Coutiches, Alice et Mathieu sont jeunes et misent sur l’avenir. Et pour eux, l’avenir, c’est l’approvisionnement local, la production et la distribution en circuit court.

Alice produit des yaourts, dont le lait provient directement de la ferme familiale, mais aussi du beurre et de la crème fraîche, qu’elle vend directement à la boutique de la ferme.

Toutefois, l’essentiel de leurs produits fournit plusieurs collèges et lycées du Douaisis et de la métropole lilloise, comme le collège du Triolo à Villeneuve d’Ascq. C’est Mathieu qui se charge du transport mais aussi du démarchage : 

J’appelle les collèges pour leur proposer nos productions et les inciter à consommer local. Ensuite, c’est une question de volonté de la part des chefs de cuisine ! On se rend vite compte que les enfants font bien la différence entre nos yaourts fermiers et la production industrielle.  

 

Membre de l’ARVD, Association régionale des vendeurs directs de produits laitiers, le jeune couple compte bien faire de l’approvisionnement local une activité à part entière.

Le dynamisme de cette filière se ressent d’un bout à l’autre du département. Aux Vergers de Beaudignies, Amandine et Pierre Lecerf commercialisent des produits issus de l’agriculture biologique. L’utilisation du site Internet approlocal.fr, mis en place par la Chambre d’agriculture, leur a notamment permis de trouver des débouchés dans plusieurs collèges du Douaisis et du Valenciennois, en lien avec la coopérative Norabio

 

Contrat à durée indéterminée 

 

À Montigny-en-Cambrésis, Patricia Godin, responsable de la Cueillette du Tronquoy, a elle, réussi à pérenniser deux emplois saisonniers. L’entreprise, implantée sur 10 hectares, propose aux particuliers de cueillir eux-mêmes les fruits et légumes cultivés sur place. Et surtout, elle fournit le collège Jean-Rostand, au Cateau-Cambrésis, en denrées de prime fraîcheur. 

Cette activité, que nous développons depuis quelques années, a accentué notre charge de travail en terme de lavage de légumes, de livraisons, etc., si bien que nous avons embauché deux personnes de manière permanente. Je suis fière d’avoir créé de l’activité

se réjouit la jeune chef d’entreprise. 

Charlotte Carpentier, ouvrière agricole à la Cueillette du Tronquoy (photo de une) a signé son CDI, Contrat à durée indéterminée, en 2015, après plusieurs années de petits boulots. 

Je récolte les légumes le matin avant de les livrer dans les écoles et collèges. J’y suis toujours accueillie à bras ouverts

La Caudrésienne se dit très satisfaite de pouvoir travailler à deux pas de chez elle.

C’est pour nous une opportunité que d’avoir accès à ces marchés en approvisionnement local qui permettent de pérenniser l’emploi sur place

confirme Bruno Duchemin, éleveur à Villers-Plouich, qui recevait récemment la visite de plusieurs chefs de collèges dans sa ferme de La Belle Blonde.

 


Le club des chefs de cuisine se réunit régulièrement pour faire connaissance avec des producteurs locaux,
comme ici à La Belle blonde à Villers-Plouich. Photo Dominique Lampla. 

 

Des initiatives encouragées par le Nord pour diffuser encore plus largement le réflexe local.