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Bavay : les secrets des bronzes révélés ?

Publié le 16 janvier 2018 | Culture Sport

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Le trésor des bronzes de Bavay a longtemps appelé plus de questions que de réponses. Des analyses menées ces derniers mois vont permettre un nouvel éclairage qui sera présenté en septembre prochain au Forum antique.

Le saviez-vous ?

L'accélérateur de particules "Nouvel Aglaé" est long de 27 mètres. Situé dans les sous-sols du musée du Louvre, il permet de préciser la composition d'une oeuvre sans avoir à réaliser de prélèvement. C'est l'unique accélérateur de particules au monde dédié à l'analyse des œuvres d'art.

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Près de 50 ans après leur découverte, les bronzes de Bavay vont livrer une partie de leurs secrets.

Le trésor de Bavay restauré puis rapidement exposé, n'avait jamais fait l'objet d'analyses aussi poussées, en dépit des nombreux mystères qui l'entourent. Si les conditions de ce dépôt (composé de 350 objets au total) restent flouent, l'année 2017 aura permis des avancées décisives grâce à la science.

Le Forum antique d'abord reçu la visite d'une équipe de scientifiques allemands, spécialistes de la stylistique.

Par comparaison avec d'autres statutes produites dans l'Empire romain, ils nous ont permis de mieux comprendre ou de mieux interpréter certaines statuettes

explique Véronique Mary, Directrice du Forum antique. C'est ainsi que ce dieu antique (voir ci-dessous) a été identifié comme étant Jupiter. Ses attributs (foudre ou trident) ayant disparu au fil des siècles, il pouvait être confondu avec Neptune.

 

Jupiter entre les mains des scientifiques. Photo: Cédric Arnoud

Nouvelle étape à l'automne 2017. Une trentaine de statuettes ont pris la direction du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), dans les sous-sols du musée du Louvre, pour y subir des tests poussés.

 

Les bronzes mis à nu

Les statuettes ont été examinées sous toutes les coutures, notamment par le biais de radiographies. Elles ont aussi inauguré un nouvel équipement de pointe: l'accélérateur de particules "Nouvel Aglaé".

Sans cet accélérateur, on ne serait pas en mesure de déterminer les alliages qui constituent ces incrustations, mais aussi les impuretés et donc de comparer très finement les compositions

précise Benoît Mille, archéométallurgiste au C2RMF.

Toutes ces analyses vont permettre de proposer des affirmations plus sûres quant aux compositions, à la provenance et aux modes de fabrication de ces statues. Rendez-vous en septembre au Forum antique pour (re)découvrir les bronzes sous un nouveau jour.