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Les chefs de cuisine aiment la Belle blonde

Publié le 14 décembre 2017 | Solidarité entre les territoires

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Les chefs de cuisine des collèges se réunissent ponctuellement pour visiter des producteurs locaux. Objectif : promouvoir l’approvisionnement local. Ils étaient à la ferme de la Belle blonde, à Villers-Plouich, dans le Cambrésis, mercredi 13 décembre 2017.

Bruno Duchemin est l’héritier de trois générations d’éleveurs de bovins. Il s’est spécialisé dans la blonde d’aquitaine qui fournit une viande de qualité supérieure. Il est fier de présenter son cheptel à plusieurs chefs de cuisine des collèges du Cambrésis et du Douaisis.

C’est pour nous une opportunité que d’avoir accès à des marchés en approvisionnement local, une pratique qui n’est pas facile à mettre en place mais qui vaut le coup. D’ailleurs, je constate que le Département le défend bien, ce n’est pas du bla-bla ! 

Actuellement, 111 collèges sont engagés dans cette démarche initiée en 2015, soit 37 000 collégiens. 

  

Une meilleure alimentation

 

Denis Dassonville est chef de cuisine au collège Voltaire de Lourches. C’est un habitué de l’approvisionnement local. Un précurseur, même !

J’ai commencé à Bouchain il y a 5 ou 6 ans, d’abord avec des légumes et des fruits. Je voulais offrir une meilleure qualité d’alimentation aux enfants. Ceux-ci sont très demandeurs, ils aiment beaucoup savoir d’où provient la nourriture et sont sensibles à ce qu’ils mangent. Aujourd’hui, je fais aussi de la viande en approvisionnement local, c’est pourquoi je suis venu voir les productions de M. Duchemin.

Si Denis Dassonville n’utilise pas encore le site Internet approlocal.fr, il compte s’y inscrire rapidement, à l'image des 170 producteurs déjà référencés.

 

 

Veaux. Ph Lampla 

 Les veaux de la Belle blonde. Ph. D. Lampla

 

 

Convaincre l’intendante !

 

À contrario, Bruno Mantelet, chef de cuisine du collège Paul-Langevin à Avesnes-les-Aubert, n’a pas encore eu l’occasion d’expérimenter l’approvisionnement local :

Cela fait plusieurs fois que j’assiste aux rencontres des chefs pour m’informer. J’ai 450 demi-pensionnaires et ce serait bien sûr un plus pour eux que de manger local. Se lancer dans l’approvisionnement local prend du temps. Or, nous ne sommes que deux en cuisine. On ne peut taper à l’ordinateur et faire à manger en même temps ! Mais je vais essayer de convaincre la nouvelle intendante du collège…

En parallèle de ces clubs de chefs, le Département et ses partenaires réunissent les acteurs de l'approvisionnement local lors de rencontres dédiées sur tous les territoires.