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Assistant familial : plus qu'un métier, une vocation!

Publié le 18 juillet 2017 | Engagement solidarité


Le Département compte environ 2 600 assistants familiaux, agréés pour un à trois enfants, Marie-Do Chevalier, Isabelle Aubert et Catherine Beauget exercent toutes les trois ce métier dans l'Avesnois.

Comment devenir assistante familiale ?

Pour exercer ce métier, il faut d'abord être agréé par la Protection maternelle et infantile, puis faire acte de candidature auprès du Département. Pour en savoir plus, contactez la Direction territoriale de prévention et d'action sociale de votre secteur

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On ne devient pas assistante familiale : c'est une vocation !

Isabelle Aubert nous accueille autour de la longue table où mange quotidiennement toute la famille, au sens large du terme.

Avant, j'étais assistante maternelle et j'avais envie de donner plus à certains enfants.

C'est ainsi qu'Isabelle est devenue assistante familiale près d'Avesnes-sur-Helpe, comme ses deux collègues, Marie-Do Chevalier, autrefois enseignante, et Catherine Beauget, qui travaillait en milieu hospitalier.

Mais c'est un métier que l'on ne pratique pas seul : il a fallu l'assentiment de leur conjoint et des enfants qui vivaient à la maison.

Après leur agrément et une première formation de 60 heures, les assistantes familiales ont accueilli un premier enfant - et même deux d'un coup pour Marie-Do. Isabelle s'est vue confier une toute petite fille à la sortie de la maternité. Aujourd'hui âgée de 11 ans, celle-ci vit toujours chez elle. Mais pas de confusion possible avec leurs propres enfants.

On fera partie de leur histoire, mais on ne perd jamais de vue qu'ils ont des parents

souligne Marie-Do.

 

Garder le lien parents-enfants

 

Il est en effet essentiel de maintenir le lien avec les parents, car l'objectif est de pouvoir réintégrer un jour l'enfant dans sa famille. L'assistante familiale emmène régulièrement le petit ou le jeune à l'UTPAS, dans un lieu d'accueil parents-enfants ou au domicile des parents. Elle doit aussi faire preuve de souplesse.

On est là pour leur inculquer nos valeurs, tout en s'adaptant aux leurs. Tous les jours, on doit se remettre en question 

souligne Catherine.

S'il travaille à son domicile, l'assistant familial n'est pas seul pour autant. L'équipe de l'UTPAS l'accompagne auprès de chaque enfant, le service d'accueil familial le soutient en tant que professionnel.

Car "le métier avance, on ne veut plus être vues simplement comme des gardiennes d'enfants", affirment les trois femmes, membres d'un groupe d'assistantes familiales qui témoignent de leur métier.

C'est un très beau métier mais qui demande beaucoup. Il faut aimer donner, aider, être à l'écoute

concluent-elles unanimes. Et savoir gérer l'attachement... et le détachement. Plus qu'un métier, une vocation !

 

 

 

 


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