Version imprimable - Nouvelle fenêtre

Chambre des comptes : une gestion départementale confortée

Publié le 18 octobre 2016 | Le Nord Institution


Jean-René Lecerf lors de la présentation du rapport de la Chambre régionale des comptes Photo Dominique Lampla

La séance plénière du 17 octobre 2016 a été consacrée à la présentation du rapport d'observations définitives de la Chambre régionale des comptes pour la période 2010-2016. Ce rapport constitue une photographie autant qu’une analyse de la gestion du Département pour la période concernée.

La Chambre régionale des comptes (CRC) pointe de nombreuses insuffisances et dysfonctionnements ayant entraîné en 2015, une "trésorerie exsangue",

un mot très fort

selon Jean-René Lecerf, reprenant les termes de la Chambre régionale des comptes. 

Et de citer une prise en compte tardive de la dégradation des équilibres financiers, l’augmentation continue de la masse salariale ou encore l’augmentation de la dette de 17 % entre 2010 et 2015.

Autres griefs de la CRC, une durée annuelle du temps de travail des agents départementaux non conforme à la législation en vigueur, soit 1 532 h au lieu de 1 607 h, un différentiel de 1,86 millions d'euros entre l'avancement à la durée minimale et l'avancement à durée maximale, et l’augmentation des charges de fonctionnement (+ 14 %) entre 2010 et 2015.

Afin de poursuivre le redressement les finances départementales, la CRC préconise une diminution importante des investissements. Ce à quoi Jean-René Lecerf a souhaité répondre en confirmant sa volonté de sanctuariser quelque 100 millions d'euros d'investissement complémentaire, par rapport à 2015, pour garantir l'entretien et la sécurité des collèges et des routes et assurer les politiques de solidarité territoriale. 

 

 Des inflexions qui vont plutôt dans le bon sens

 

Insistant sur le fait que la gestion du Département se remet dans le bon sens, M. Lecerf ajoute :

Les critiques les plus sévères concernent les gestions des majorités successives qui ont mené une politique de l'autruche. Quand j'ai repris la gestion des affaires, j'ai constaté que le Département ne faisait pas face à toutes ses dépenses. Nous étions au bord du gouffre et de la mise sous tutelle. Il fallait baisser la voilure. C’est ce que nous faisons avec la suppression de jours de congés, l’application stricte des 1 607 heures légales par an, avec mise en place au 1er janvier 2017, la baisse de la masse salariale, la remise à l’emploi des allocataires du RSA ou le développement de la culture de la recette qui nous a permis de dégager 5,8 millions d’euros.


baseline