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Les aidants ont aussi besoin d’être aidés

Publié le 01 avril 2016 | Engagement solidarité


[Printemps de l'Autonomie] S’occuper au quotidien d’une personne souffrant de la maladie d'Alzheimer ou en perte d'autonomie peut être épuisant. Les plateformes d’accompagnement et de répit sont conçues pour soulager les aidants.

Printemps de l'Autonomie : coup de projecteur sur l'aide aux aidants.

 

 

 

Une plateforme itinérante pour aider les aidants

 

À l'occasion de la semaine du jeu, les enfants du centre social de Douchy-les-Mines partagent ce mercredi-là leur goûter avec des compagnons un peu plus âgés.

Ginette, Nicole, Annie ou Émilia, qui lancent les dés ou leur montrent comment fabriquer des pompons, ont six à sept décennies de plus qu'eux.

 

Des personnes âgées et des enfants jouent à un jeu de société au centre social de Douchy-les-Mines sous le regard de deux jeunes femmes, volontaires de l'association Unis-Cité

 

Ces personnes âgées sont venues, comme chaque mercredi, à la rencontre organisée par la plateforme d'accompagnement et de répit financée par l'Agence régionale de santé et le Département.

Mise en place en 2013 par le centre hospitalier de Le Quesnoy, cette plateforme itinérante est destinée à soulager les aidants (en général le conjoint ou un enfant) de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'un trouble apparenté.

 

Stimuler le malade tout en soulageant son "aidant"

Permanences, groupes de paroles, visites à domicile de la psychologue permettent à l'aidant d'exprimer ses difficultés et d'échanger avec d'autres personnes dans la même situation. Ce service, très souple, couvre 136 communes et s'adapte aux besoins des familles.

La plateforme organise aussi des haltes répit pour les "aidés", avec parfois le soutien de bénévoles de France Alzheimer ou, comme ce jour-là, de jeunes en service civique à Unis-Cité.

On y fait des travaux manuels, de la cuisine, des jeux ou de la gymnastique pour stimuler le malade, tout en soulageant pendant quelques heures son aidant. Un service de répit à domicile est aussi proposé de manière occasionnelle. 

 

 

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Un réseau franco-belge spécialisé dans l'aide aux aidants

 

Interreg France-Wallonie-VlaanderenLe Département co-finance huit plateformes de répit sur l'ensemble du territoire. Par ailleurs, depuis décembre 2014, le Département en collaboration avec l'ARS et la Région wallonne s'est engagé dans une démarche partenariale, visant à développer une offre de services franco-belge et construire un réseau d'échanges transfrontaliers pour les professionnels et les accompagnants.

Le 16 novembre 2015, le Département du Nord a franchi une étape supplémentaire dans sa volonté de coopération transfrontalière, en s'inscrivant dans un projet européen mené dans le cadre d'INTERREG V (2014-2020), sur "l'aide aux aidants de personnes âgées de plus de 60 ans en perte d'autonomie" (lire la délibération adoptée le 16 novembre).

 

Vers un soutien individualisé pour les aidants

Ce projet concerne les régions limitrophes de la frontière franco-belge, notamment, pour ce qui est de la France, la région des Hauts-de-France, et, en Belgique, les provinces de Flandre occidentale et orientale, et les provinces du Hainaut, du Luxembourg et de Namur.

L'objectif de ce projet est de créer un réseau franco-belge spécialisé dans l'aide aux aidants. Dans un second temps, il s'agira d'apporter, au delà du simple "répit", un soutien psycho-affectif individualisé aux aidants les plus fragilisés (en anglais : counseling).

Ce nouveau développement dans l'aide aux aidants se nourrira des travaux de recherche universitaires et cliniques menés à l'université de Liège.

 

 

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