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"Je prends soin, je ne soigne pas"

Publié le 09 février 2016 | Engagement solidarité


L'aide à la personne, c'était sa vocation : après de nombreux "petits boulots", Lucas Leman a pu réaliser son projet professionnel.

Rebond

Depuis cet entretien, Lucas Leman, suite à un déménagement, a quitté l'antenne de Seclin de l'ADHAP Services. Il travaille aujourd'hui pour l'ADAR (aide à domicile en activités regroupées) de Villeneuve d'Ascq.


Étudiant en licence d'économie/comptabilité à Villeneuve d'Ascq, Lucas Leman a eu l'occasion de faire des "petits boulots" : secrétariat, manutention, colonies de vacances ou accompagnement de personnes polyhandicapées.

Quand j'ai passé le concours de la Banque de France, je me suis rendu compte que ce n'était pas ma voie... Que faire ? Je me suis dit que ce qui m'avait le plus plu, c'était d'accompagner des handicapés. C'est comme ça que l'idée m'est venue d'être auxiliaire de vie

raconte-t-il.

Lucas Leman frappe à la porte d'ADHAP Services. L'entreprise a mis en place une Préparation opérationnelle à l'emploi (POE). Lucas Leman suit ce cursus de formation de plusieurs mois, qui alterne des périodes de stage en entreprise (à ADHAP Services) et des cours dans un organisme de formation (l'Arrfap, à Lille), pour passer le diplôme d'assistant de vie aux familles (ADVF).

 

 

"Il faut être patient"

 

Lucas Leman est embauché en CDI par l'antenne d'ADHAP Services à Seclin, en octobre 2015. Chaque semaine, il se rend au domicile d'une quinzaine de personnes, en majorité des personnes adultes handicapées, mais également des personnes âgées en perte d'autonomie.  

Je fais les courses, le ménage, mais surtout de l'accompagnement social : je fais en sorte que la personne se sente moins seule, qu'elle voit la vie sous un jour plus agréable. Je ne suis ni psychologue, ni aide-soignant, ni infirmier, ni kiné : je prends soin de la personne, mais je ne la soigne pas.

Le métier n'est pas toujours facile :

Dans une banque, on applique des règles. Là, c'est de l'humain, c'est plus compliqué. J'aide des gens qui ne peuvent plus faire seuls ce qu'ils faisaient avant... Il faut être patient, redonner le moral.

Pour autant, il ne peut s'agir d'amitié :

On reste professionnel. Il faut savoir être dans le respect de la personne, lui manifester de l'empathie.

 


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