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Archives du Nord : le centenaire de 14-18 expliqué aux élèves

Publié le 10 avril 2015 | Ambition jeunesse


Archives du Nord Lucile Froissart Mokrane Zegaoui Centenaire 14-18 Emmanuel Watteau

Lucile Froissart et Mokrane Zegaoui sont assistants archivistes aux Archives départementales du Nord. Au sein du service éducatif et action culturelle, ils ont en charge la mise en place d’animations et d’ateliers pédagogiques pour les scolaires. Notamment autour du centenaire de la Première Guerre mondiale…


Quelles sont vos missions ?


Lucile Froissart : Nous accueillons des groupes tous publics, écoles primaires, lycéens, ou personnes en insertion. Mais notre cœur de cible sont les collégiens. Nous organisons divers ateliers thématiques en lien avec le Centenaire de la première guerre mondiale. Nous proposons aussi des séances clé en main à la demande sur telle ou telle période historique. De plus, nous faisons aussi visiter les locaux des Archives. 

Dans un premier temps, nous accueillons les élèves et leur professeur en expliquant ce que sont les archives, à quoi elles servent.

Mokrane Zegaoui : On leur montre que les Archives départementales ne sont ni une bibliothèque ni un musée, que nous avons la garde de documents originaux et qu’eux mêmes, plus tard, de part leurs activités, généreront des archives qui pourront être vues et exploiter par leurs descendants.


Comment les enseignants peuvent-ils connaître les animations proposées autour du centenaire ?


M.Z : La plupart des enseignants s’informent via le site Internet des Archives départementales, d’autres viennent nous voir pour mettre en place un travail plus approfondi. On fait alors ensemble un diagnostic pour répondre à leurs attentes et besoins.

L.F : Les animations autour du Centenaire ont débuté en novembre 2013. Elles fonctionnent très bien, notamment avec le collège de Wazemmes. Les ateliers permettent aux élèves de découvrir des affiches de la première guerre mondiale, des photos, des cartes postales, des documents d’époque dactylographiés, etc.

M.Z : Les élèves observent les documents originaux que nous leur présentons. Les affiches de réquisition notamment sont très parlantes. Le quotidien des habitants sous l’occupation est ainsi abordé de façon très concrète et c’est ce qui plait.
La séance est aussi préparée aussi de manière à tenir compte de la provenance des scolaires. Par exemple, s’ils viennent de Ronchin, on fera en sorte de leur présenter des documents relatifs à leur ville.


D’ici 2018, les animations vont-elles changer ?


L.F : Nous avons conçu des ateliers évolutifs autour de 14-18, de façon à coller à la chronologie du conflit. Pour l’instant, nous avons travaillé sur le début de la guerre. Cette année, on propose des documents produits en 1915 et on continuera ainsi jusqu’en 2018, de façon à ce que les classes puissent revenir chaque année travailler sur des documents différents. Sur notre site, on a mis en ligne une restitution des travaux d’élèves.


M.Z : Nous faisons aussi en sorte que tous les travaux des élèves débouchent sur une publication en ligne ou sur une réalisation qu'ils pourront garder en propre et montrer dans leur famille.
Avec le centenaire 14-18, on a doublé le nombre d’ateliers, tous thèmes confondus : 77 séances en 2013, 144 en 2014 et là, nous en sommes déjà à une centaine ! Le bouche à oreille fonctionne bien.


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