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La réflexion sur la création d’un comité d’usagers enfance-famille est lancée

Publié le 01 septembre 2014 - Mis à jour 29 septembre 2014


Présidé par Fabien Thiémé, vice-président en charge de l’enfance, de la famille et de la jeunesse, le groupe de travail pour la création d’un comité d’usagers enfance-famille a tenu sa première réunion lundi 7 octobre 2013 à Hellemmes.

Cette nouvelle instance réunira de jeunes adultes et des parents. Elle a pour vocation de discuter des politiques départementales de l’enfance et de la famille, sans évoquer les situations particulières.

Les trente titulaires et trente suppléants se réuniront trois fois par an. Une rencontre annuelle aura également lieu avec l’ensemble des partenaires (représentants associatifs, organismes de tutelle et services départementaux), pour faire un bilan d’étape.

Le comité interviendra à titre consultatif :

Il traduit la volonté politique du Département du Nord d’innover et d’ouvrir un dialogue très large avec l’ensemble des partenaires sous une forme participative

a souligné Fabien Thiémé.

Cette culture de la participation qui s’installe au sein du département du Nord, la trentaine de personnes présentes (représentant les associations, les organismes de tutelle, les services départementaux) l’a expérimentée dès la première réunion, ce lundi, en réalisant un travail de co-construction.

 

Quatre thèmes étaient proposés :

 

  1. Comment rendre plus pertinents les dispositifs de prévention auprès des familles
  2. La scolarisation des enfants bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance
  3. La participation des familles
  4. L’autonomie des jeunes.

 

Pour chacun de ces thèmes, les participants devaient répondre à deux questions :

  1. Quelles sont les préoccupations des usagers ?
  2. Quelles améliorations identifiez-vous dans la mise en œuvre de nos politiques et quels leviers sont pertinents ?

 

Le travail de restitution qui a suivi a montré la qualité des interventions. Il a rendu compte des nombreuses attentes qui existent dans ce domaine et a permis d’évoquer des premières pistes à suivre.

On notera notamment parmi les préoccupations soulignées :

  • la volonté de ne pas avoir affaire aux services sociaux de façon stigmatisante ;
  • la possibilité d’être écoutés sans se sentir jugés par les interlocuteurs, ce qui génère de l’incompréhension réciproque ;
  • la nécessité de définir la notion d’enfants en "danger", les  critères d’analyse étant  évolutifs ;
  • pour les jeunes : le logement, l’emploi/la formation, la mobilité comme vecteurs de l’autonomie.

 

 

Quelques pistes d’améliorations à apporter

 

  • Accompagner les familles et élaborer les projets avec elles (cela passe par une formation des professionnels) ;
  • Assurer la stabilité et la cohérence de la prise en charge ;
  • Reconnaître les compétences qui existent au sein de la famille ;
  • Favoriser le décloisonnement des interventions ;
  • Améliorer l’information des familles concernant leurs droits ;
  • Soutenir les personnes relais ;
  • Mettre en place une « alarme » pour les jeunes dès l’âge de 13/14 ans et pas seulement au moment de leur majorité.

 

Quelques-uns des leviers proposés :

  • considérer les parents comme des citoyens à part entière ;
  • identifier et utiliser les ressources des réseaux de proximité ;
  • mettre en place des dispositifs plus souples ;
  • informer les familles sur le rôle des différents services et de leurs interlocuteurs ;
  • avoir un langage commun ;
  • développer les dispositifs d’insertion ;
  • apporter un soutien rapidement.

 

Le prochain rendez-vous permettra d’associer au comité les usagers concernés par ces politiques et de susciter des candidatures pour l’instance à créer dans quelques mois.

Il sera aussi peut-être l’occasion de trouver un nouveau nom à ce comité qui concerne l’enfance et la famille, le terme "usagers" ayant une connotation subjective.

 


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