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"J'ai une belle vie en Islande"

Publié le 27 octobre 2014 | Le Nord Découvrir


Magali Mouy

Le magazine "Nord le Département" n°276 consacre sa rubrique "Bons baisers" à Magali Mouy, née à Seclin et installée depuis 1999 en Islande.

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www.decode.is : le laboratoire de génétique où travaille Magal Mouy

Vu dans votre magazine

phylacteres interviewCette interview complète la rubrique "Bons baisers" parue dans le magazine "Nord le Département" d'octobre-novembre 2014.

Kiosque

Magali Mouy est née à Seclin, a grandi à Libercourt puis à Gondecourt et à Lille. Après des études en biologie moléculaire à l'université des Sciences à Lille, elle est partie en Islande, en août 1999. Elle y est chercheuse en génétique chez deCODE genetics, plus particulièrement à la tête du laboratoire de génotypage.

Lorsqu'on lui demande à si elle a des anecdotes à nous raconter sur sa vie en Islande, Magali sourit :

"Je pense à écrire un livre avec toutes les anecdotes de ces 15 dernières années qui ont été riches et palpitantes. C'est ce que font beaucoup d'Islandais, écrire un livre dans leur vie et en lire des centaines…

Je retiendrais ces deux anecdotes : 

 

Nature sauvage

En août 1999, avec d'autres étudiants étrangers, nous sommes partis en randonnée sur la montagne qui surplombe la baie de Reykjavik, le Mont Esja.

Nous étions presque arrivés au sommet (à environ 800 m d'altitude) quand nous avons été rattrapés par une charge de nuages qui s'est ensuite posée sur la montagne.

Nous nous sommes perdus et n'avions à l'époque pas un seul téléphone portable. Nous avons planté la tente, sur un plateau, en abri de fortune, avec des murets de pierres pour couper le vent qui montait…

Le lendemain matin, la situation météo était inchangée. Nous sommes redescendus par une crevasse où il restait encore un peu de neige. Cela aurait pu très mal tourner et nous avons retenu la leçon : la nature islandaise est sauvage et il ne faut jamais la sous-estimer. 

 

Une famille franco-mexicano-sino-islandaise

En 2011, mon conjoint (qui est mexicain) et moi avons décidé d'opter pour une adoption internationale pour notre deuxième enfant. Nous avons rempli notre dossier en tant qu'Islandais car nous avons tous les deux la double nationalité depuis quelques années.

Suite à divers rebondissements, nous avons appris que notre second enfant avait déjà presque le même âge que l'aîné (les enfants ont aujourd'hui 4 et 5 ans) et qu'il nous attendait en Chine.

Nous nous sommes alors mis à étudier le mandarin, tout en créant une situation tout à fait exceptionnelle en Islande : une famille franco-mexicano-sino-islandaise !"

 

 

 


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