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Un peu d'histoire

Publié le 28 février 2017

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C’est en 1789, en pleine Révolution, que Guillaume Thouret, député du Tiers-État et homme du Nord, a l’idée de découper administrativement le territoire français

 

 

 

Le Département, une institution révolutionnaire


france admC’est en 1789, en pleine Révolution, que Guillaume Thouret, député du Tiers-État et homme du Nord, a l’idée de découper administrativement le territoire français : c’est la naissance des Départements.

Au nombre de 83, ils remplacent les provinces qui avaient été définies sous l’Ancien Régime. Les géographes Cassini père et fils sont alors chargés de redessiner la carte de France, de telle sorte que les Départements aient tous une taille comparable et que leur chef-lieu puisse être atteint en une seule journée de cheval.

Chaque Département sera constitué d’un chef-lieu, d’arrondissements et de cantons et sera géré par un Conseil général de 36 membres élus par les citoyens de l’époque. Le Conseil général fait ses premiers pas…

 

 

 

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La décentralisation du pouvoir

 

Initialement placé sous l'administration du Préfet, le Département n’a que peu d’initiative. Son autonomie va progressivement s'accroître, en vertu de la Charte de l’administration départementale, promulguée en 1871.

Le changement le plus décisif intervient une centaine d’années plus tard, en 1982, avec la loi dite de décentralisation, ensuite complétée par différents textes législatifs. Dès lors, l'exécutif du Département est transféré du Préfet au Président du Conseil général et des compétences relevant jusqu'alors de l'État sont confiées à l’assemblée du Conseil général.

Le Département devient alors une collectivité territoriale complètement autonome et d’importants moyens humains et financiers sont attribués au Conseil général, devenu l’acteur principal de la vie départementale.

A noter que depuis 2015, les conseils généraux s'appellent désormais conseils départementaux et les conseillers généraux, conseillers départementaux.

 

 

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Le Conseil départemental du Nord, cœur du département

 

Rénover des collèges, entretenir les routes départementales ou encore attribuer des prestations d’aide sociale : autant d’actes relevant des compétences du Conseil départemental. En effet, de nombreux aspects de notre vie quotidienne sont aujourd’hui régis par l'institution départementale.

Réunis régulièrement en séance plénière dans l’hémicycle de l’Hôtel du Conseil départemental, les 82 conseillers départementaux du Nord (soit 41 binômes femme-homme) définissent les principaux axes de la politique du Département.

L’exécutif (le Président, son cabinet, les vice-présidents) et les directions administratives siègent quant à elles à l’Hôtel du Département, situé rue Gustave-Delory à Lille.

Les agents départementaux assurent la mise en œuvre des décisions sur le terrain, dans le cadre des services déconcentrés répartis sur l’ensemble du territoire.

 

 

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L’histoire de l’Hôtel du Conseil général du Nord

 

À la Révolution, Douai a tout d’abord été choisie comme chef-lieu du département du Nord. En 1803, le Préfet "déménage" à Lille, ancienne capitale de la province des Flandres. Il loge alors dans l’hôtel de Roquefeuille, rue Française (l’actuelle rue Négrier, dans le Vieux Lille). Cependant, les locaux s’avèrent inadaptés et la Préfecture s’établit alors en 1826 dans un vaste bâtiment de la rue Royale (aujourd’hui l’immeuble de l’Évêché).

Dès 1860, avec le développement des attributions et des compétences administratives des préfets, l’hôtel de la rue Royale devient trop exigu. En 1862, la municipalité lilloise offre un grand terrain, en dehors des anciens remparts, sur les parcelles encore libres qui séparent Lille de la commune de Wazemmes.

Un Hôtel de la Préfecture digne de ce nom allait pouvoir naître. Un concours d’architectes est alors lancé et Charles Marteau le remporte en élaborant les plans du futur bâtiment.

archiv pref petitLe 15 août 1865, le préfet Henri Wallon pose la première pierre du nouveau bâtiment sur la place Napoléon III, à l’occasion de la fête de l’Empereur. Une boîte en plomb enfermée dans cette pierre contient le procès-verbal de l’opération et des pièces de monnaie de l’époque à l’effigie de l’Empereur.

Tout au long des travaux, de nombreuses modifications sont apportées au projet. La construction s’échelonne sur plusieurs années et c’est en 1872 que l’Hôtel de la Préfecture est achevé et que le Conseil général y siège pour la première fois.

Mais en 1920, suite au développement croissant de l’administration départementale, le problème de l’exiguïté des locaux se pose à nouveau. C’est ainsi qu’en 1932 une partie des services du Conseil général est annexée à l’angle du boulevard de la Liberté et de la rue Baptiste-Monnoyer.

Le palais de la place Napoléon III (aujourd’hui place de la République) reste le symbole du pouvoir départemental. Cet édifice fait face au palais des Beaux-Arts, occupe tout un côté de la place de la République et compte près de 6 000 m2 de bureaux. Il est composé d’un corps central, donnant sur la cour d’honneur et sur le parc par de majestueux perrons. Deux ailes abritent d’une part les bureaux du Conseil général, d’autre part ceux du Préfet, ainsi qu’une superbe salle des fêtes.

La décoration intérieure de la Préfecture est de style Napoléon III ; elle a été réalisée en majorité par des artistes régionaux à la manière de Charles Garnier (l’architecte de l’Opéra de Paris) et rend hommage aux hommes célèbres qui ont contribué à la grandeur de Lille.

 

 

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L'hémicycle du Conseil départemental et sa verrièreL’hémicycle


L’hémicycle est en quelque sorte le cœur du Conseil départemental et accueille les réunions de l’assemblée départementale.

Douze armoiries sont peintes sur le plafond, dont celles des villes de Lille, Avesnes, Cambrai, Douai, Valenciennes et Hazebrouck, à l’époque chefs-lieux d’arrondissement (Hazebrouck n’en est plus un depuis 1926).

Les 82 conseillers départementaux du Nord siègent en cette salle sous l’œil du Baron Louis de Warenghien (1741-1824), qui fut le premier Président du Conseil général du Nord.

Son portrait fait face à celui du Maréchal Villars (1653-1734) qui avait assuré le rattachement définitif de la Flandre en 1713 par la victoire de Denain, un an auparavant.

 

 

 

 

 

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