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Des routes ouvertes en hiver

Publié le 09 novembre 2018 - Mis à jour 16 octobre 2020

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Face aux risques de neige ou de verglas, le Département a mis en place un système d'alerte afin d'intervenir au plus vite sur les routes.

Bilan de la campagne 2019-2020

Bilan des interventions de l'hiver dernier :

  • 39 activations nocturnes de surveillance donnant lieu à 10 à 15 opérations de salage selon les secteurs géographiques
  • 1036 circuits de salage ont été réalisés
  • Un peu plus de 6000 tonnes de sel consommées,
  • 2.87 millions d'euros consacrés à la campagne de viabilité 2019/2020.

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De début novembre à la mi-mars, les services départementaux de la voirie sont en période de "viabilité hivernale". Cela ne signifie pas qu'ils hibernent – bien au contraire…

La période hivernale est, sur les routes départementales du Nord, une période de vigilance et de réactivité accrue.

 

Les interventions 

  • Les traitements préventifs : pour empêcher ou retarder la formation de givre ou de verglas sur les chaussées, un salage peut être effectué deux heures environ à l'avance. Ce sont les prévisions météorologiques qui conditionnent le déclenchement d’un traitement préventif et il s’agit le plus souvent d’interventions effectuées en deuxième partie de nuit par anticipation de la baisse des températures qui accompagne le lever du jour.

  • Les traitements curatifs sur le verglas ou sur la neige : dès l'apparition du phénomène, une opération de salage ou de déneigement est effectuée. En cas d’épisode neigeux important, une première opération de raclage de la neige est effectuée au moyen d’une lame. Pour traiter la neige résiduelle, un épandage de sel est ensuite réalisé.

    Sous l’action de la circulation, le brassage des grains de sel épandus va alors favoriser la formation rapide d’une saumure, qui provoque alors la fonte de la pellicule de glace ou de neige tassée. À noter que l'utilisation du sel de déneigement est inefficace avec des températures inférieures à -6°C. Un temps d’action minimum de 20 à 30 minutes est nécessaire pour que le sel commence à faire son effet.

Pour rappel,  lorsque son gyrophare bleu de la saleuse est allumé, il est interdit de la doubler car rouler dans les traces de la saleuse participe à l'efficacité du traitement des routes, de plus, il suffit qu'un véhicule trop pressé dérape devant le chasse-neige pour bloquer toute circulation et empêcher le camion de poursuivre le déneigement.

 

Des niveaux d'intervention hierarchisés

La surveillance est activée dès qu'un risque est identifié et ce  24h/24 y compris les week-ends et les jours fériés. Toutefois, les routes départementales ne peuvent être traitées simultanément. Aussi, pour optimiser les moyens mis en œuvre et garantir les meilleures conditions de sécurité, le Département du Nord s’est donné comme objectifs :

  • La réalisation du salage en 2 tours, le premier tour se déroulant sur le réseau le plus circulé (niveaux 1 et 2),
  • Le déneigement en 3 tours avec la priorité donnée au réseau le plus circulé.

 

Les interventions sont hiérarchisées en 3 niveaux :

  • niveau 1 : environ 675 km de voies à très fort trafic, traités en priorité dans la 1ère moitié des circuits de salage du 1er tour,
  • niveau 2 et réseaux en milieu urbain : environ 2165 km de voies, traités lors du 1er tour de salage,
  • niveau 3 : environ 1520 km de voies sur le reste du réseau le moins circulé et traités lors du second tour de salage.

 

Les moyens mis en œuvre

Le service hivernal se compose de 60 circuits de salage et/ou de déneigement. 42 sont réalisés par les services départementaux, 3 entreprises locales interviennent également pour traiter les 18 circuits supplémentaires. 

Pour assurer les opérations de salage et déneigement, les services de la voirie disposent des moyens suivants :

  • une flotte de 50 engins (48 camions et 2 tracteurs) équipés d’une unité de salage et d’une lame de déneigement,
  • un stock de sel d’environ 7300 tonnes réparti, en début de chaque campagne, sur seize dépôts situés au plus près des bases de départ des circuits de salage,
  • des engins de chargement,
  • 13 stations de fabrication de saumure (solution saturée de sel dans l’eau destinée à améliorer l’action du salage).

 

Des matériels complémentaires visant à accroître l’efficacité des actions, en cas d’accumulation importante de neige, seront déployés sur le territoire :

  • 6 étraves (lames) de déneigement montées sur des tracteurs,
  • Des moyens spécifiques (engins de chargement, turbines ou fraiseuses à neige) sont mobilisables auprès d’entreprises.

 

Les moyens humains

 

Pendant ces quatre mois, les agents de la voirie sont mobilisés sur différentes missions de surveillance et d'intervention, 24 heures sur 24.

L'organisation repose sur trois fonctions distinctes : 

  • le permanent surveille la météo et déclenche les interventions depuis les centres d’intervention (un par arrondissement)
     
  • les patrouilleurs assurent le circuit de surveillance et informent les permanents en cas de dégradation des conditions de circulation
     
  • les agents d’exploitation réalisent les interventions de salage et de déneigement. 

 

Au cours de la saison, plus de 250 agents (permanents,patrouilleurs et agents d'intervention) se relaient pour garantir une veille permanente et assurer les interventions de salage et de déneigement.S’ajoute également le personnel des entreprises intervenant pour le compte du Département pour le traitement de certains circuits.

Pour l’accompagnement des agents chargés de la conduite des engins un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI) est mis en place, par ailleurs la géolocalisation des engins de salage/déneigement est assurée.

 

La surveillance et le recueil de l'information 

 

Pour anticiper sur les événements climatiques, les services de la voirie départementale disposent d'un système d'information météo :

  • un site de prévisions à court et moyen terme (avec consultation d'imagerie radar et satellite en temps réel)
     
  • un réseau d'observation composé de 11 stations météo routières, placées sur des "points sensibles" et qui informent en temps réel le permanent sur la température de l'air et des chaussées et sur le taux d'humidité
     
  • des matériels mobiles de relevés de températures à disposition des patrouilleurs.

 

Une période "pré-hivernale" (à partir de début novembre) et une surveillance "post-hivernale" (jusqu'à fin mars) permettent de faire face à d’éventuelles intempéries précoces ou tardives.